Les Archives de Roshar(La Voie des Rois)- Revue

J’ai lu La voie des rois, et maintenant je suis un Radiant prêt à affronter n’importe quelle Désolation! Maintenant que vous avez relu cette phrase sans rien comprendre, parlons de La Voie des Rois de Brandon Sanderson.

La voie des rois est le premier tome de la saga de high fantasy Les archives de Roshar (Stomlight Archive en anglais), saga que l’auteur a annoncé compterait dix tomes. Le problème avec ce genre de saga c’est qu’il très souvent compliqué de les pitcher, même l’auteur dans une de ses vidéos Youtube n’y arrive pas efficacement. Si je devais m’y essayer je dirais que Les archives de Roshar c’est une saga qui relate simplement l’histoire d’un monde se trouvant à l’aube d’une Désolation, catastrophe qui le touche encore et encore depuis des générations, et qui laisse d’énormes séquelles à la fois sur la face du continent, mais aussi dans la culture des espèces et leur histoire (Pfiou!).

Le tome 1 dont on va parler ici étant l’introduction à un univers clairement vaste, ce fût un challenge pour Sanderson de réussir à rendre sa lecture confortable, tout en donnant assez d’informations pour donner envie de continuer l’aventure et se perde dans les cités de Roshar. Ce sont sous ses deux angles qu’on va aborder ce tome (et tous les autre qui suivront); sa valeur en tant que tome individuel, puis en tant que partie d’une saga plus large.

Un livre avant tout

The way of king cover US

Durant ce tome les humains ignorent totalement qu’une Désolation approche, trop occupés à mener des batailles intestines ou contre des créatures dont ils ignorent les motivations, bien qu’ils soient capables de communiquer avec elle. L’histoire de ce premier tome suit majoritairement trois personnages (quatre si on est généreux envers Szeth) dans un des royaumes de Roshar Alethkar, qui est en guerre contre les Parshendis, cette espèce qui six années plus tôt à commanditer l’assassinat de leur souverain, sans aucun motif apparent. Kaladin un ancien apprenti chirurgien prit dans une guerre à laquelle enfant, il avait toujours rêvé de prendre part. Shallan la fille d’une famille noble ayant une situation précaire, qui voyage à des lieues de chez elle pour voler l’une des femmes les plus dangereuses du continent. Dalinar le frère du Roi défunt, connu autrefois pour sa cruauté sur le champ de bataille, mais que les derniers mots de son frère ont laissé sur une voie de doutes et de remise en question. Szeth-son-son-Vallano (la bête de nom oui!), l’homme qui a assassiné le Roi aléthis il y a six ans, l’assassin qui tue en pleurant, qui est en fait un être doté de compétences extraordinaires, mais obligé de répondre aux moindres ordres de quiconque détient sa laisse, faisant de lui une machine à tuer consciente de chacun de ses actes.

Chacun de ses personnages est très distinct des autres et je pourrais passer la soirée à faire une disserte sur la santé mentale de chacun d’entre eux. Le problème qu’on pourrait rencontrer avec les PoV (point de vue) multiples serait qu’on s’attache à certains d’entre eux, et qu’on commence à trouver pénible de lire les chapitres des autres. Le génie de Sanderson m’a ébloui sur ce point. Malgré mon petit point faible pour Kaladin, je me retrouvais à me laisser emporter par des passages entier décrivant Shallan entrain de dessiner. Il a cette capacité à parfaitement contrôlé le rythme de son livre qu’à des moments je me demandais s’il n’était pas dans ma tête. Dès que je commençais à me lasser d’un événement ou même d’un sub-plot, il se produisait toujours quelque chose. Je me suis retrouvé à lire 1200 pages en trois jours.

L’histoire n’est pas du tout décousue, bien que les personnages se trouvent au début dans des lieux géographiques différents, ils permettent au lecteur d’observer Roshar sous plusieurs angles, et on comprend très vite comment leurs chemins pourraient se couper et décuplant l’impatience.

Une saga

La voie des rois cover FR

C’est avec appréhension que la plupart des gens se lancent dans une saga de fantasy. Très souvent la taille du monde peut paraître effrayante, et certains se trimbalent encore des séquelles de La Terre du milieu (où les arbres avaient leur propre langage). Personnellement je n’ai aucun problème avec les longs passages d’exposition, tant que ça a une quelconque utilité dans la scène que je lis. Forcément il y a de l’exposition dans ce livre, mais il est fait de façon tellement organique et intéressante que des fois j’en voulais plus.

J’en voulais plus, et j’en ai voulu plus durant tout le tome. A la fin d’un tome 1 on a envie de satisfaire le lecteur, mais en même temps de lui donner envie de continuer. C’est un challenge assez compliqué mais que Sanderson passe haut les mains. Je me suis sentis comme à un repas de famille, quand on a fini le premier plat que l’on a adoré, mais qu’on a encore de la place pour la suite, suite qu’on attend avec impatience. (Après avoir finie cette métaphore je me suis rendue compte que j’en avais une encore mieux. Deux pour le prix d’un donc!). Je me suis sentis comme après un premier rencard, sur le pas de la porte de ma prétendante dont j’ai appréciée la compagnie. Elle s’approche et pose un baiser sur mes joues, ce qui me met sans dessus-dessous bien que je sois loin d’être prude, puis elle me chuchote on se reverra, avant de s’en aller d’un pas léger, me laissant là à sourire comme un idiot. Au moment où j’écris cette revue j’ai déjà lu le tome 2 (oui je lui ai envoyé le premier message le lendemain!) et suis en plein milieu du troisième. C’est vous dire que ce tome m’a séduit avec une facilité déconcertante.

Note pour la fin

Randy Vargas- Fanart of Dalinar

Après ma revue sur les Poudremages j’ai reçu une petite remarque qui me notifiait que j’avais frôlé le spoil. Faut dire que je peux me laisser emporter. C’est au prix de grands efforts que je me retiens de vous parler du système de magie de cette oeuvre, ainsi que de l’histoire, qui joue clairement un rôle important et regorge de secrets. Je ne dirai qu’une chose: c’est Brandon Sanderson au summum de son art.

Ce tome, cette saga, je le recommanderais à n’importe qui en toute honnêteté, même les novices de la fantasy. Je pense que quiconque, tant est qu’il dépasse le blocage qu’une immense saga peut susciter, est capable d’apprécier cette histoire; et puis il serait peut-être temps de ne plus regarder les histoires en fonction du genre dans lequel elles sont rangées en rayons, mais plutôt simplement en tant qu’histoires.(Foreshadowing pour une revue sur une romance gay? Qui sait…).

PS: J’avais fini d’écrire cet article quand je suis tombé sur un post qui m’a donné un fou rire. Si vous n’avez pas trop de soucis avec l’anglais, jetez un coup d’œil à cette revue de Patrick Rothfuss, auteur dé fantasy célèbre, sur La voie des rois.

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